Quimper Italia. Joue-la comme Yohann Diniz !

Jouer au football en marchant, vous connaissez ?
Le Quimper Italia s’y est mis, sur l’impulsion de quatre copains qui ne voulaient plus de compétition. Ils sont désormais une vingtaine d’adhérents, jeunes comme seniors, à pratiquer le « walking football »… Et à s’affronter, en match amical.

Le plus difficile dans le fait de jouer au walking football ? De ne pas courir, évidemment.
(Le Télégramme/Hélène Caroff)

14 h 15, ce samedi, à la halle des sports de Penhars. Le match de quinze minutes vient de commencer et les cinq Nordistes de Plouguerneau mènent déjà 2 à 0 face aux cinq féminines du Quimper Italia. Et cela bouge lentement, sous l’œil attentif de Gilbert Macrez. Le formateur des jeunes, téléphone à la main en guise de chrono et sifflet autour du cou, fait office d’arbitre. « Normalement, c’est de l’auto-arbitrage », sourit-il, avant d’épingler un joueur : « Hé, les têtes sont interdites ! ».

Pas de tête au football, c’est quoi l’histoire ? « Il s’agit de walking football, ou de football en marchant. Il est interdit de courir ». Voilà pourquoi les joueurs marchent en jouant des épaules, se dandinant presque, à la façon du triple champion d’Europe de marche athlétique Yohann Diniz. Pas de têtes, pas de course, « pas plus de trois touches de balles consécutives, pas de tacle ni de poussette non plus ».

Il reste quoi ? « La stratégie et le placement, rétorque Gilbert Macrez. D’ailleurs, on voit que les Verts ont davantage l’habitude, ils se placent mieux ! Les filles découvrent, elles ont un peu du mal ». Les filles ? À savoir l’équipe féminine du Quimper Italia, une équipe montée il y a deux mois. « Certaines n’avaient jamais tapé dans un ballon », concède le formateur.

Quatre copains qui ne voulaient plus de compétition

Alors passer du football tradi à du football en marchant, c’est plus qu’un pas. « Oui mais on s’y fait vite ! C’est venu d’Angleterre. À la base, c’était pour les seniors, c’est un sport santé ». Environ 1 200 clubs s’y sont mis, outre-Manche. « En France, cela commence à venir ». Notamment dans le Finistère. « On a déjà des différences, relève Gilbert Macrez. Dans le nord, ce sont des équipes mixtes, dans le sud, c’est principalement par catégorie d’âge ».

Et pour le Quimper Italia qui compte une équipe seniors et une équipe jeunes, l’idée est venue de quatre copains d’U14 qui aimaient taper dans le ballon mais pas en compétition. Thomas, Kevin, Milan et Gurwan sont d’ailleurs dans les gradins, en ce samedi après-midi. Avec Sami, qu’ils ont mis dans la boucle et aidés par quelques seniors du club, ils attendent leur tour. « Ça a fait boule de neige », sourit Gilbert Macrez. Mais, pour les entraînements, c’est un peu plus compliqué. « Nous n’avons pas de salle alors nous avons fait un partenariat avec une structure privée, regrette l’entraîneur. C’est notre cheval de bataille ».

Un championnat sans gain

Reste que, depuis la rentrée, ces jeunes du Quimper Italia participent à un championnat « convivial » avec la poignée d’équipes de football en marchant du département. « On se rencontre toutes les trois semaines environ. Un coup, on va à Quimperlé, un coup au Trévoux, un coup dans le nord… On voit du pays ! ».

En ce 26 octobre, c’était à domicile ou, plutôt, à la halle des sports de Penhars, que cela se passait. Du football en marchant complété par du foot-tennis (futnet) et du futsal, qui ont vu la victoire de Plouguerneau. « Si on peut parler de victoire, on ne tient pas de classement. C’est la convivialité avant tout et personne ne s’énerve sur le terrain ! ».

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